Augmentation mammaire

Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire ?


  • L’augmentation mammaire par prothèses mammaires, ou chirurgie esthétique des seins, permet d’augmenter un volume insuffisant de la poitrine, ou de corriger les altérations des seins liées aux grossesses, aux variations de poids, au vieillissement….
  • Le très large choix des prothèses mammaires actuellement disponibles, l’évolution des techniques d’augmentation mammaire avec la possibilité d’utiliser des positionnements plus naturels des prothèses mammaires permettent désormais de personnaliser les augmentations mammaires.

 

Pourquoi avoir recours à une augmentation mammaire ?


  • Afin de mieux exprimer sa féminité, agrémenter ses tenues vestimentaires et mieux remplir son décolleté…
  • Les prothèses mammaires permettent de modifier au mieux le volume ou la forme des seins.
  • Les seins évoluent lors de toutes les étapes de la vie de la femme, et chacune de ces étapes peut aboutir à un volume mammaire insuffisant.
  • Ils peuvent ne se développer que faiblement à la puberté : il s’agit d’une hypotrophie mammaire.
  • Exceptionnellement existent des malformations congénitales qui occasionnent une atrophie mammaire (absence de glande).
  • Enfin, les seins peuvent se développer de façon asymétrique, et ne nécessiter une augmentation de volume que pour un sein.
  • Ils peuvent diminuer de volume avec me temps ou après une ou plusieurs grossesses. Cette diminution de volume s’accompagne le plus souvent d’un aspect de sein qui tombe (ptôse mammaire).
  • Ils peuvent également diminuer de volume (et tomber) après une perte importante de poids.

 

Choix des prothèses mammaires et positionnement ?


1/ Choix des prothèses : volume et forme

  • Le choix du volume des prothèses mammaires se fait en consultation, il est le fruit d’un accord entre les désirs de la patiente et ses contraintes morphologiques – analysées par le chirurgien, afin que le résultat reste le plus naturel possible.
  • Deux types de forme de prothèses existent : les prothèses rondes et les prothèses anatomiques (en goutte d’eau).
  • A chacun de ces types de prothèses existe des profils différents : profil modéré (projection intermédiaire), profil haut (forte projection) et profil extra haut (pour un maximum de projection).
  • Le choix de la forme et du profil dépend non seulement du souhait concernant la forme finale de la poitrine, mais aussi de la qualité des tissus (glande, peau…), de l’existence d’une ptôse mammaire, d’une asymétrie…
  • Une fois choisie la forme et le volume des prothèses mammaires, des essayages précis au cabinet et la visualisation de cas similaires de patientes opérées permettent de déterminer exactement les prothèses les plus adaptées.

implant-mammaire-rond-anatomique

2/ Position des prothèses

  • La position des prothèses sera déterminée en fonction de votre morphologie, la qualité de votre peau, mais aussi des caractéristiques de votre poitrine, de l’existence d’une ptôse…
  • Retroglandulaire – derrière la glande mammaire et devant le muscle pectoral. La poitrine bouge naturellement mais les bords de prothèses sont palpables et il semble que les coques soient plus fréquentes dans cette position.
  • Retropectoral – derrière le muscle grand pectoral. Permet de masquer au mieux les contours de la prothèse, indiquée chez les femmes minces et fines. En revanche, la poitrine est moins mobile, plus ferme, et sujette à des déformations plus ou moins importantes lors de la contraction musculaire.
  • Dual plane – le haut de la prothèse derrière le muscle et le bas derrière la glande. Associe en partie les avantages des deux précédentes positions: le haut de la prothèse est recouvert par le muscle et le bas des prothèses est derrière la glande et évolue avec celle ci dans le temps. Cette position amoindrie aussi les déformations en contraction des seins.

placements implants mamm    prothese-mammaire-en-arrière-du-muscle-position-retro-musculaire     position protheses

 

Augmentation mammaire SANS prothèses mammaires


1/ Lipofilling ou Lipomodelage

  • L’augmentation du volume de la poitrine se fait par lipomodelage,
  • La graisse est prélevée dans certaines parties du corps (hanches, fesses, cuisses, genoux, ventre…), « purifiée », puis injectée dans les seins.
  • Il est souvent nécessaire d’effectuer deux ou trois séances de lipomodelage afin d’obtenir le volume désiré.
  • Un bilan mammographique pré-opératoire puis post-opératoire est obligatoire.

2/ Injection d’acide hyaluronique

  • L’injection d’acide hyaluronique particulièrement épais pour augmenter le volume de la poitrine.
  • Ces augmentations ne dépassent pas un bonnet, et sont transitoires puisque l’acide hyaluronique est résorbé naturellement par l’organisme en 18 mois environ.
  • Mais le recul est faible sur cette technique et le produit injecté gêne la lecture des mammographies dans les mois suivant l’injection.

 

Quelles sont les étapes pour une augmentation mammaire ?


1/ La consultation

  • Chaque femme a sa propre morphologie, mais aussi ses propres désirs concernant le résultat final, il faut tenir compte des deux pour obtenir un résultat satisfaisant et durable.
  • C’est pour cela que des mesures précises du thorax, de la poitrine sont faites en consultation.
  • Puis des essayages de différentes prothèses sont effectués, afin de confirmer le volume choisi.
  • Une mammographie pré-opératoire doit être pratiquée s’il n’y en a pas eu dans les trois années précédentes. Cela permet de dépister toute anomalie pré-opératoire et de servir de référence pour toute mammographie ultérieure.

2/ L’intervention

  • Durée de l’intervention: 60-90 minutes
  • Durée d’hospitalisation: 24-48 heures, l’hospitalisation a lieu le matin de l’intervention à jeun.
  • Type d’anesthésie: générale
  • Certains médicaments favorisant le saignement ne devront pas être pris 10 jours avant l’intervention
  • Dans certains cas, un prélèvement de graisse est effectué (hanches, cuisses, genoux, ventre…) et ré-injecté dans des zones où la prothèse risquerait d’être trop perceptible.
  • Un drainage par des redons extériorisés au niveau des aisselles permet de diminuer les risques d’hématome : ces redons seront retirés le jour de la sortie.

3/ Les suites d’une augmentation mammaire

  • Une sensation de tension inconfortable est fréquente pendant quelques jours; elle peut aller jusqu’à des douleurs, surtout quand les prothèses sont placées derrière le muscle.
  • La position pré-pectorale et les positions en dual-plane sont peu douloureuses.
  • Une diminution ou une exacerbation temporaires de la sensibilité aréolaire peuvent se voir après l’intervention.
  • Il existe rarement des ecchymoses (bleus) et parfois un œdème (gonflement) des seins pendant 2 à 4 semaines. Certains médicaments sont donnés pour accélérer la diminution de l’œdème et des ecchymoses.
  • Le premier pansement est fait le lendemain de l’opération: un pansement mince et imperméable à l’eau est alors placé sur les cicatrices, afin d’autoriser les douches.
  • Un soutien-gorge de contention doit être porté jour et nuit pendant 6 semaines.
  • Durant cette période, tout sport intensif sollicitant la poitrine est interdit.
  • De façon générale, il faut éviter tout ce qui peut provoquer un déplacement des prothèses pendant les 6 premières semaines.
  • La reprise du travail et de toute activité normale peut avoir lieu 3-4 jours après l’intervention, mais il est préférable de prendre une semaine de repos, surtout si votre métier est éprouvant physiquement.

4/ Les résultats

  • L’amélioration est immédiatement visible, mais la forme du sein n’est pas naturelle (seins un peu trop bombés) les 3-4 premières semaines et le volume un peu trop important du fait de l’œdème. La forme définitive des seins ne peut être jugée qu’après 3 mois et l’aspect final des cicatrices au bout de 6 mois.
  • La durabilité des résultats est liée avant tout à la durée de vie des prothèses, c’est à dire à l’usure normale de celles-ci. On estime en moyenne à 10 ans la durée de vie; des prothèses au sérum physiologique, avant que ne survienne un dégonflement. Les prothèses remplies au gel de silicone cohésif ont une durée de vie supérieure, sans qu’on ait actuellement en France le recul nécessaire pour la quantifier précisément. Dans tous les cas, la durée de vie de l’implant ne peut être garantie. Une femme porteuse d’implants est exposée au risque d’avoir recours à une intervention complémentaire de remplacement pour que l’effet bénéfique soit maintenu.
    Cependant, il faut savoir qu’a priori un implant de qualité n’a pas une durée de vie théoriquement limitée : il n’y a pas d’échéance au-delà de laquelle le changement d’implant est obligatoire. Ainsi, en l’absence d’usure ou de complication, l’implant peut être conservé aussi longtemps que la patiente le désire.
  • Un suivi clinique et mammographique est nécessaire après l’opération, afin de contrôler l’intégrité des implants.

5/ Risques spécifiques aux prothèses :

  • Formation de  » vagues  » : l’implant, pour rester souple, n’est jamais rempli sous tension. De ce fait, les plis de l’enveloppe de la prothèse peuvent être visibles sous la peau surtout sur les femmes très fines. Dans ces cas, un lipofilling peut est effectué.
  • Coque : la formation d’une capsule fibreuse autour d’un implant est une réaction normale de l’organisme entourant tout corps étranger afin de l’isoler et de se protéger. Dans certains cas, cette membrane s’épaissit, se rétracte et forme une véritable coque autour de l’implant qui se traduit par une perte de souplesse du sein. Lorsqu’elle est gênante, la coque doit être traitée par une petite intervention chirurgicale.
  • Rupture et dégonflement : un tel incident survient à la suite d’une altération de l’enveloppe de la prothèse (traumatisme violent, défaut de fabrication, ancienneté de la prothèse, usure). Pour une prothèse pré-remplie de gel de silicone, le gel reste la plupart du temps dans l’enveloppe fibreuse qui entoure l’implant (fuite intra-capsulaire). La fuite n’a alors aucune traduction clinique. Cependant, ce suintement intra capsulaire peut favoriser l’apparition d’une coque péri-prothétique. Beaucoup plus rarement, en cas de brèche importante en relation avec un traumatisme violent ou une ponction à l’aiguille, le gel s’échappe au-delà de l’enveloppe fibreuse (rupture extra capsulaire). En petite quantité, il peut provoquer l’apparition d’un granulome à corps étranger sous forme de nodule (siliconome) et une modification de la forme du sein. En cas de rupture extra-capsulaire importante (traumatisme), le gel diffuse dans les tissus avoisinants : le sein prend une consistance très molle, des réactions inflammatoires peuvent survenir. Il est alors nécessaire de changer la prothèse.

 

Ou sont situées les cicatrices d’une augmentation mammaire?


1/ Il y a différents emplacements possibles pour les cicatrices, elles dépendent de la voie d’insertion de la prothèse:

  • cicatrice dans le sillon sous le sein (voie sous mammaire)
  • cicatrice autour de l’aréole (voie hémi-aréolaire)
  • cicatrice sous l’aisselle (voie axilaire)

Ce choix est fait lors de la consultation, selon les désirs des patientes et les possibilités morphologiques.

2/ Chacune de ces cicatrices a des avantages et inconvénients:

  • la voie aréolaire est très discrète lorsque l’aréole est suffisamment claire. Elle permet aussi de positionner très précisément des implants. En revanche, elle peut laisser une trace visible lorsqu’elle est mal positionnée, que la patiente ne cicatrise pas bien, ou lorsque les aréoles sont pigmentées ou petites. Les aréoles trop petites ne permettent pas cet abord. Une diminution de la sensibilité aréolaire transitoire est habituelle pendant quelques semaines a la suite de l’opération.
  • la voie axillaire est la seule qui est à distance de la poitrine et elle peut donc être imperceptible lorsqu’elle est correctement positionnée. En revanche, la dissection de la loge prothétique est moins précise. Elle ne permet pas selon moi le positionnement des prothèses anatomiques, car il et impossible de contrôler parfaitement l’axe de la prothèse. Elle est également plus souvent cause de malpositions de prothèses (rondes ou anatomiques), même chez des chirurgiens aguerris à cette voie, notamment parce qu’elle nécessite un espace de décollement supplémentaire en plus de la loge prothétique, pour introduire les prothèses…
  • la voie sous-mammaire est idéale quand existe un pli sous mammaire marqué et que celui ci n’a pas à être déplacé. C’est un abord qui ne traverse pas la glande et qui permet un positionnement extrêmement précis des implants. Une diminution transitoire de la sensibilité du bas de la poitrine est observée dans les semaines suivant l’opération.

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