Cures de ptôse mammaire

Qu’est-ce qu’une cure de ptôse mammaire ?


La ptôse mammaire est définie par un affaissement de la glande et une distension de la peau qui l’enveloppe.

  • Le sein est en position trop basse et de plus fréquemment « vidé » dans sa partie supérieure.
  • Elle peut être isolée : on parle alors de ptôse pure.
  • Elle peut aussi être associée à un certain degré d’hypertrophie mammaire.
  • On peut à l’inverse observer une ptôse mammaire dans le contexte d’un sein trop petit (hypotrophie mammaire).

Les seins peuvent tomber après les grossesses ou après des variations pondérales importantes.

  • Dans les deux cas, les seins ont été distendus pendant une période variable, et le volume mammaire a ensuite diminué pour laisser un excédent de peau qui se traduit par des seins tombants.
  • Ce volume mammaire résiduel peut être suffisant et ne justifier que d’une cure de ptôse mammaire isolée (c’est à dire remonter les seins uniquement).
  • Parfois, le volume des seins peut être tellement réduit (seins en « gants de toilette ») qu’il nécessite une augmentation mammaire par prothèse dans le même temps que la cure de ptôse.
  • Dans certains cas favorables, la seule augmentation mammaire par prothèse permet d’atténuer l’aspect de ptôse, ce qui limite les cicatrices à 4 cm environ de chaque côté (voir augmentation mammaire).
  • A la différence de l’hypertrophie, la ptôse mammaire ne créé qu’une gêne esthétique et n’est donc pas prise en charge par l’assurance maladie.

 

Cliquez ici pour visualiser nos photos avant / après de chirurgie mammaire

 

Pourquoi avoir recours à une cure de ptôse mammaire ?


Les cures de ptôse mammaire permettent de lutter contre la chute de la glande mammaire, et la distension de la peau qui l’entoure.

  • La mise en place de prothèses n’est pas obligatoire, elle dépend du volume initial de la glande mammaire.
  • L’opération consiste à remodeler le sein en agissant sur l’enveloppe cutanée et sur le tissu glandulaire afin d’obtenir deux seins harmonieux, joliment galbés et ascensionnés.
  • La glande est concentrée et placée en bonne position.
  • Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et une belle forme au nouveau sein.
  • Ces gestes permettent de replacer l’aréole et le mamelon qui étaient trop bas situés.
  • Lorsque la ptose est associée à une insuffisance de volume, il peut être souhaitable de mettre en place, dans le même temps opératoire, une prothèse pour redonner au sein un volume satisfaisant. A l’inverse, lorsqu’une hypertrophie mammaire est associée, une réduction du volume mammaire est associée dans le même temps opératoire.

Comment savoir s’il faut juste remonter les seins ou augmenter aussi leur volume ?  

  • Comme toujours en matière de chirurgie esthétique, c’est à la patiente d’exprimer son désir concernant le volume de ses seins après l’intervention.
  • Soit la glande mammaire ptôsée est encore en volume suffisant, et il faut la remettre en bonne position, soit ce n’est pas le cas, et l’adjonction d’une prothèse est nécessaire.
  • En cas de volume mammaire peu important, ne pas ajouter de prothèse donnera un aspect de seins ‘vidés’ même si ceux-ci ne tombent plus !
  • Lorsque les seins tombent modérément et que leur volume est diminué, il est possible de donner l’apparence de seins moins ptôsés en augmentant uniquement le volume avec des prothèses, ce qui permet d’éviter toute cicatrice sur la peau. Il persiste cependant toujours un petit aspect de ptôse.
  • Redonner aux seins un aspect rond de seins `jeunes´ impose au moins une cicatrice autour de l’aréole, et le plus souvent au moins une verticale sous l’aréole.

D’une façon générale, plus les seins tombent et plus la peau est abîmée, plus les cicatrices sont nécessaires pour leur redonner un aspect attrayant !

  • Il est souvent tentant de vouloir mettre dans ces cas de grosses prothèses pour mieux « remplir » les seins tombants et vidés et « éviter » des cicatrices plus importantes.
  • On tombe alors dans un véritable cercle vicieux, avec une poitrine de plus en plus grosse, une peau de plus en plus abîmée et au final des seins de plus en plus tombants !
  • A ce stade, seule une mastopexie avec changement de prothèses en choisissant un volume raisonnable permet de redonner un aspect satisfaisant.
  • Paradoxalement, de longues cicatrices sont habituellement alors nécessaires !

 

La consultation


Une mammographie pré-opératoire doit être pratiquée s’il n’y en a pas eu dans les trois années précédentes.

Cela permet de dépister toute anomalie pré-opératoire et de servir de référence pour toute mammographie ultérieure.

 

Comment se déroule une cure de ptôse mammaire ?


Durée de l’intervention: de 2h à 2h30
Durée d’hospitalisation: 2 jours
Type d’anesthésie: générale

  • Certains médicaments favorisant le saignement ne devront pas être pris pendant les 10 jours précédent l’intervention : aspirine, anti-inflammatoires, anti-coagulants…
  • Certains médicaments peuvent être pris avant l’intervention pour atténuer l’oedème et les ecchymoses post-opératoires.
  • L’hospitalisation a lieu le matin de l’intervention à jeun.
  • L’intervention est pratiquée avec la patiente en position assise, afin d’obtenir le résultat le plus symétrique possible.
  • Un drainage par des redons extériorisés au niveau des aisselles permet de diminuer les risques d’hématome : ces redons seront retirés le jour de la sortie.

 

Les suites d’une cure de ptôse mammaire


  • Il existe généralement des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) des seins qui disparaissent en quelques semaines.
  • En revanche, l’intervention n’est pas ou très peu douloureuse, sauf si des prothèses sont mises lors de l’intervention (surtout si elles sont placées derrière le muscle grand pectoral).
  • Il n’y a pas de fils à retirer, puisque les sutures sont faites avec des fils résorbables enfouis.
  • Un soutien-gorge de contention en tissu élastique s’ouvrant par l’avant, dont la taille et le bonnet auront été définis avec le chirurgien avant l’intervention, doit être porté jour et nuit pendant un mois.
  • Durant cette période, tout sport est interdit, de même que le port de charges lourdes.
  • S’agissant d’une intervention esthétique, aucun arrêt de travail ne peut être prescrit par le chirurgien. Il est recommandé de prendre une semaine de repos après l’intervention.
  • Les cicatrices ne doivent pas être exposées au soleil pendant les 6 mois qui suivent l’intervention.

 

Les risques d’une cure de ptôse mammaire


  • Comme pour toute intervention chirurgicale, il existe un risque d’hématome ou d’infection postopératoires, bien que cela soit très rare. Ils nécessitent un traitement adapté (drainage, antibiotiques…)
  • Une nécrose cutanée peut très rarement survenir au niveau des aréoles ou des cicatrices verticales et horizontales. Elle prolonge la durée de cicatrisation et laisse une cicatrice large qui peut être reprise secondairement. Cette complication est grandement favorisée par le tabagisme. Ainsi, l’arrêt du tabac est recommandé au moins un mois avant l’intervention.
  • La sensibilité de l’aréole et du mamelon est généralement diminuée après l’intervention, mais elle se normalise le plus souvent en quelques mois.
  • Les cicatrices peuvent être larges ou hypertrophiques (en relief), de façon imprévisible. Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu’elles sont larges ou des injections de corticoïdes lorsqu’elles sont hypertrophiques.
  • Enfin, une asymétrie des seins existe parfois après l’intervention. Elle est d’autant plus fréquente qu’existait une telle asymétrie auparavant. Elle peut nécessiter une retouche chirurgicale plusieurs mois après l’intervention.

 

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques.

  • Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
  • Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

 

Les cicatrices d’une cure de ptôse mammaire


Les cicatrices finales dépendent de différents paramètres (volume désiré, degré de ptôse, qualité de la peau…).

  • Ces cicatrices sont toujours situées autour de l’aréole et généralement ont en plus une forme de « T » à l’envers sous l’aréole (verticale jusqu’à la base des seins et horizontale dans le sillon sous-mammaire).
  • La cicatrice horizontale est raccourcie, voire supprimée si la ptôse est peu marquée (cicatrice verticale ou en « I »).
  • Dans les cas ou seule une augmentation mammaire est prévue pour corriger la ptôse, les cicatrices sont minimes et situées soit à la partie inférieure de l’aréole, soit dans le sillon sous-mammaire, soit dans l’aisselle.

cicatrice ptose

 

Après une cure de ptôse mammaire


  • La forme définitive des seins ne peut être jugée qu’après 3 mois et l’aspect final des cicatrices au bout de 6 à 12 mois.
  • Les résultats définitifs sont durables s’il n’y a pas de grossesse après l’intervention, et que le poids reste (relativement) stable.
  • En cas d’augmentation mammaire associée, plus le volume est important, plus le risque que les seins retombent est grand.
  • Il en est de même avec la qualité de la peau : plus la peau est fine, vergeturée, plus il faut éviter des volumes importants.

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