Réduction mammaire

Qu’est-ce qu’une réduction mammaire ?


La réduction mammaire ou chirurgie de réduction des seins, permet de réduire un volume de seins trop important.

  • L’intervention réalise l’ablation du tissu glandulaire en excès.
  • On conserve un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs.
  • Ce volume glandulaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé.
  • Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins.

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Pourquoi avoir recours à une réduction mammaire ?


  • L’hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par rapport à la morphologie de la patiente.
  • Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins (ptôse mammaire) et parfois à un certain degré d’asymétrie.
  • Cela implique presque toujours un retentissement physique et fonctionnel (douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique des sports, difficultés vestimentaires).
  • et fréquemment un retentissement psychologique notable. Ces troubles justifient la prise en charge par l’Assurance Maladie.
  • Les seins peuvent être trop gros s’ils se développent trop à la puberté (hypertrophie glandulaire)
  • ou si un surpoids occasionne une accumulation de graisse à leur niveau (hypertrophie graisseuse).
  • La réduction mammaire a pour but la réduction du volume des seins, la correction de la ptose et d’une éventuelle asymétrie,
  • afin d’obtenir deux seins harmonieux en eux mêmes et par rapport à la morphologie de la patiente (deux seins réduits, ascensionnés, symétrisés et remodelés).

 

Quelles sont les étapes pour une réduction mammaire ?


1/ La consultation

  • Permet de définir le volume mammaire que désire la patiente.
  • Des exemples photographiques sont utiles pour déterminer ce volume (photos apportées par la patiente).
  • Une mammographie pré-opératoire doit être pratiquée s’il n’y en a pas eu dans les trois années précédentes.
  • Cela permet de dépister toute anomalie pré-opératoire et de servir de référence pour toute mammographie ultérieure.

2/ L’intervention,

  • Durée de l’intervention: de 2h30 à 3h30
  • Durée d’hospitalisation: 2 à 4 jours
  • Type d’anesthésie: générale
  • Il est important d’arrêter de fumer, au moins dans les 2 mois précédant l’intervention, afin de diminuer au maximum le risque de complications post-opératoires.
  • Certains médicaments favorisant le saignement ne devront pas être pris pendant les 10 jours précédent l’intervention : aspirine, anti-inflammatoires, anti-coagulants…
  • Certains médicaments peuvent être pris avant l’intervention pour atténuer l’œdème et les ecchymoses post-opératoires.
  • L’intervention est pratiquée avec la patiente en position assise, afin d’obtenir le résultat le plus symétrique possible.
  • Un drainage par des redons extériorisés au niveau des aisselles permet de diminuer les risques d’hématome : ces redons seront retirés le jour de la sortie.

3/ Les suites d’une réduction mammaire

  • Il existe généralement des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) des seins qui disparaissent en quelques semaines.
  • En revanche, l’intervention n’est pas ou très peu douloureuse.
  • Il n’y a pas de fils à retirer, puisque les sutures sont faites avec des fils résorbables enfouis.
  • Un soutien-gorge de sport en tissu élastique s’ouvrant par l’avant, doit être porté jour et nuit pendant un mois.
  • Durant cette période, tout sport est interdit, de même que le port de charges lourdes.
  • Lorsque l’intervention est prise en charge par l’assurance maladie, un arrêt de travail d’une quinzaine de jours est prescrit.
  • Cependant, la reprise du travail peut être plus précoce pour les métiers ne nécessitant pas d’effort physique et peu fatigants.
  • Les cicatrices ne doivent pas être exposées au soleil pendant les 6 mois qui suivent l’intervention.

4/ Les résultats

  • La forme définitive des seins ne peut être jugée qu’après 3 mois et l’aspect final des cicatrices au bout de 6 à 12 mois.
  • La poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux, symétrique ou très proche de la symétrie, et naturel.
  • Au-delà de l’amélioration locale, cette intervention a en général un retentissement favorable sur l’équilibre du poids, la pratique des sports, les possibilités vestimentaires et l’état psychologique.
  • Le sein opéré est un sein qui reste naturel et sensible, notamment aux variations hormonales et pondérales.
  • L’intervention d’une plastie mammaire de réduction no perturbe le dépistage mammographique du cancer du sein.
  • Cependant, l’intervention peut faire apparaître certaines images mammographiques qui ne doivent pas inquiéter.
  • Il est utile de faire une mammographie pré-opératoire, pour vérifier que ces images n’existaient pas avant l’intervention.
  • L’allaitement est possible dans plus de la moitié des réductions mammaires. Il est cependant recommandé d’attendre au moins 6 mois après l’intervention avant d’entreprendre une grossesse. Les résultats définitifs sont durables s’il n’y a pas de grossesse après l’intervention, et que le poids reste (relativement) stable.
  • Plus le volume est réduit, moins le risque que les seins retombent est grand. Cependant, il est important d’utiliser une technique adaptée pour éviter la complication esthétique la plus fréquente. Celle-ci est une récidive de ptôse qui se produit dans l’année suivant l’opération, avec déroulement de la partie basse du sein ; le haut des seins se vide à nouveau ; les aréoles regardent vers le haut.
  • L’aspect esthétique se détériore dans un premier temps, puis se stabilise. Une réintervention est alors nécessaire si on veut redonner un aspect satisfaisant à la poitrine.
  • Les cicatrices finales dépendent de différents paramètres (volume des seins, degré de ptôse, qualité de la peau…). Ces cicatrices sont toujours situées autour de l’aréole et généralement ont en plus une forme de « T » à l’envers sous l’aréole (verticale jusqu’à la base des seins et horizontale dans le sillon sous-mammaire). La cicatrice horizontale peut être raccourcie, voire supprimée dans certains cas, avec une cicatrice finale en « I ».

5/ Risques :

  • Comme pour toute intervention chirurgicale existe un risque d’hématome ou d’infection post-opératoires, bien que cela soit très rare. Ils nécessitent un traitement adapté (drainage, antibiotiques…)
  • Une nécrose cutanée peut très rarement survenir au niveau des aréoles ou des cicatrices verticales et horizontales. Elle prolonge la durée de cicatrisation et laisse une cicatrice large qui peut être reprise secondairement. Cette complication est grandement favorisée par le tabagisme. Ainsi, l’arrêt du tabac est recommandé au moins un mois avant l’intervention.
  • La sensibilité de l’aréole et du mamelon est généralement diminuée après l’intervention, mais elle se normalise le plus souvent en quelques mois.
  • Les cicatrices peuvent être larges ou hypertrophiques (en relief), de façon imprévisible. Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu’elles sont larges ou des injections de corticoïdes lorsqu’elles sont hypertrophiques.
  • Enfin, une asymétrie des seins existe parfois après l’intervention. Elle est d’autant plus fréquente qu’existait une telle asymétrie auparavant. Elle peut nécessiter une retouche chirurgicale plusieurs mois après l’intervention.
  • En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables. Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.