Rhinoplastie fonctionnelle

Qu’est-ce qu’une rhinoplastie fonctionnelle ?


rhinoplastie-voie-d-abord-externe-3e-editionRhinoplastie fonctionnelle – septoplastie, septo-rhinoplastie, chirurgie des cornets et des valves.

  • De nombreuses personnes viennent consulter pour des problèmes respiratoires liés à un problème nasal. Ces problèmes peuvent exister sans aucune cause préalable. Ils peuvent également faire suite à un traumatisme du nez ou bien encore à une opération du nez.
  • Ces problèmes de respiration nasale sont diagnostiqués par un examen clinique complet, avec un interrogatoire concernant les différents troubles associés à la gêne respiratoire, un examen de l’intérieur du nez. Des examens cliniques concernant la respiration nasale sont faits sans et avec décongestionnant nasal. D’autres examens complémentaires pourront être prescrits (tests respiratoires, rhinomanometrie, scanner, test allergologiques…) :
  • Une fois le diagnostic effectué, un traitement soit médical, soit chirurgical, soit mixte est proposé. Il est essentiel de comprendre que de nombreux facteurs impactent sur la respiration nasale, et le fait de corriger l’un de ces facteurs ne signifie pas que la respiration sera obligatoirement significativement améliorée.

Quel traitement chirurgical ?


En ce qui concerne le traitement chirurgical, de nombreux gestes peuvent améliorer la respiration nasale :

  1. La septoplastie 

Le principe est de corriger les déviations de la cloison nasale en remettant droite l’ensemble de la cloison et en la stabilisant en rectitude. Elle est le pilier central du nez, composé de cartilage à l’avant et d’os à l’arrière. Toute déviation de ce pilier peut avoir une conséquence sur :

  • L’esthétique du nez : l’axe du nez peut être dévié, un creux peut apparaître sur le milieu du nez, une rétraction de la columelle (peau entre les orifices narinaires) en cas de déviation de la cloison nasale. Par ailleurs cette déviation peut occasionner des asymétries sur la pointe du nez ou le dos du nez, avec deux profils ou deux aspects obliques différents du nez.
  • La respiration nasale : les déviations de cloison peuvent obstruer un ou les deux orifices narinaires. Elles peuvent altérer la dynamique de la respiration nasale en modifiant le flux respiratoire.

Par ailleurs, des déviations de cloison peuvent provoquer des migraines, notamment lorsque la cloison vient toucher la tête du cornet inférieur ou moyen. Il est ainsi possible de corriger certaines migraines en remettant la cloison droite.

La chirurgie de la cloison est complexe puisqu’il s’agit de remettre la cloison droite et d’éviter qu’elle ne se déplace ensuite. Certains risques inhérents aux septoplasties peuvent être évités par l’utilisation d’instruments piézo-électriques (on parle alors de septoplastie ultrasonique). L’utilisation des ultrasons permet de réduire les risques d’instabilité ou de perforation de cloison, de fracture avec ses risques très rares d’atteinte de l’olfaction et de fuite de liquide cephalo-rachidien.

Pour terminer, remettre la cloison droite est le préalable de toute rhinoplastie ou septo rhinoplastie, afin d’éviter des asymétries du nez. Le risque serait sinon d’avoir un nez asymétrique, ou qui soit de travers après la rhinoplastie, même si cela n’était pas le cas avant.

  1. La turbinectomie / turbinoplastie

Les cornets sont des organes situés à l’intérieur des fosses nasales, sur leur paroi externe. Ils jouent un rôle important dans la respiration nasale, dans l’humidification de l’air inspiré et la régulation des flux d’air. Dans certains cas, ces cornets deviennent particulièrement gros. Ils peuvent alors modifier le flux respiratoire. Il convient alors de faire la part de la partie qui est trop proéminente, afin de corriger électivement le problème : il peut s’agir de la muqueuse, de l’os, de la position du cornet, de la présence d’une cavité aérique en son sein (concha bullosa).

L’examen clinique, mais également le scanner, sont les procédés de diagnostic les plus habituels.

Là encore, le traitement est soit médical, soit chirurgical, soit mixte. Le traitement chirurgical consiste soit à retirer un fragment du cornet, notamment la tête du cornet (partie la plus antérieure), soit à affaiblir la composante osseuse des cornets ou à repousser le cornet vers l’extérieur, soit enfin à se faire rétracter la muqueuse. Les résections complètes des cornets ne sont plus effectuées, car elles pouvaient aboutir à des troubles respiratoires sérieux et irréversibles.

  1. La chirurgie des valves

Les valves nasales correspondent à toute la zone de peau située entre la cloison nasale et les os, donc toute la partie basse et latérale du nez. Cette zone est souvent impliquée dans des mauvais fonctionnements de la respiration nasale. La peau est maintenue par les cartilages du nez : selon la force, la forme et la position de ces cartilages, cette zone des valves est plus ou moins bien maintenue. Un mauvais fonctionnement des valves nasales est fréquemment en cause dans les problèmes de respiration nasale. Il l’est encore plus dans les difficultés respiratoires à la suite de rhinoplasties.

Comme pour tout problème respiratoire, un diagnostic précis de ce dysfonctionnement valvaire doit se faire cliniquement par différents tests globaux puis spécifiques à chaque valve.  Des tests respiratoires et une rhinomanométrie peuvent compléter ce bilan.

Le traitement des insuffisances valvaires est chirurgical : il consiste à renforcer les valves déficientes le plus souvent par l’utilisation de greffons cartilagineux. Certains procédés de suspension ou de sutures des cartilages peuvent également être proposés. Cette chirurgie est très spécialisée, plus que celle du septum ou des cornets, et nécessite de faire appel à un expert.

  1. La chirurgie de l’orifice pyriforme

Dans certains cas plutôt rares, la forme de l’orifice osseux sur lequel le nez est posé peut altérer le flux aérien nasal. Dans ces cas, un agrandissement de cet orifice est souhaitable et se réalise avec des instruments piézo-électriques ou rotatifs

En conclusion, les problèmes de respiration nasale sont fréquents. Leur traitement est soit médical, soit chirurgical, soit mixte en fonction de leur cause. Il est essentiel de bien les dépister avant toute rhinoplastie, pour éviter de les majorer après une opération. Les techniques actuelles de rhinoplastie structurelle ont permis de fortement diminuer ces troubles respiratoires après rhinoplastie. La rhinoplastie et septoplastie ultrasonique sont un plus qui permet de diminuer les risques opératoires. Enfin il est essentiel de choisir un chirurgien connaissant parfaitement les différents aspects esthétiques et fonctionnels de la chirurgie du nez afin d’éviter des problèmes esthétiques ou respiratoires consécutifs aux rhinoplasties.

Quelles sont les étapes pour faire une rhinoplastie fonctionnelle ?


Choisir son chirurgien avec soin, spécialisé dans la chirurgie du nez, ce qui est le cas du dr Gerbault

1/ La consultation,

  • une analyse complète du nez est réalisée (esthétique et fonctionnelle).
  • Les problèmes ou gêne respiratoires sont recherchés, des examens complémentaires sont prescrits (déviation de cloison nasale, hypertrophie de cornets, dysfonction de valves nasales…)
  • Des photos numériques sont prises de chaque partie du nez et du visage (front, menton…).
  • Des simulations informatiques sont pratiquées de façon à aboutir à un projet commun.
  • Il sera déterminé de s’il est nécessaire d’effectuer simultanément une génioplastie (avancement, recul, augmentation du menton), ou une chirurgie du front.
  • Le type de rhinoplastie le plus adapté est alors déterminé

2/ L’intervention,

  • Durée de l’intervention : 1h30 à 4h
  • Durée de l’hospitalisation: 1 journée et 1 nuit, mais une hospitalisation de jour est parfois possible. L’hospitalisation a lieu le matin de l’intervention à jeun.
  • Type d’anesthésie: générale le plus souvent, ou locale potentialisée
  • Avant l’intervention: Certains médicaments ne devront pas être pris 10 jours avant l’intervention : aspirine, anti-inflammatoires, anti-coagulants…
  • Fin d’intervention: Une attelle en résine est mise sur le nez et doit être gardée six jours. Il n’y a habituellement pas de mêches après une rhinoplastie par le Dr Gerbault.

3/ Les suites de l’intervention,

  • Il existe parfois des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) du nez et des paupières, bien que la rhinosculpture ultrasonique les limite considérablement.
  • Les tous premiers jours, il est préférable de dormir la tête surélevée afin de diminuer les œdèmes.
  • L’attelle est retirée 6 jours après l’intervention. Le nez est gonflé et sa forme ne correspond donc pas au résultat définitif, même si l’on peut déjà avoir une bonne vision des changements.
  • Une gêne respiratoire liée à l’œdème existe pendant le mois qui suit, des sprays nasaux permettent de réduire cette gêne.
  • Des saignements très modérés venant de l’intérieur du nez sont possibles les premières heures.
  • Une infection est exceptionnelle malgré la présence naturelle de microbes dans les fosses nasales. Elle peut nécessiter la prescription d’antibiotiques.
  • Il est préférable de prévoir 7 jours de repos après la rhinoplastie. Si l’intervention est prise en charge, un arrêt de travail de 7 jours est prescrit.
  • Les efforts violents sont à éviter dans le mois qui suit l’intervention.
  • La forme définitive du nez ne peut être jugée qu’après 3 mois pour la partie haute du nez, 6 mois pour la partie moyenne et 12 mois pour la pointe et la base du nez.
  • Ainsi, l’aspect final ne peut se juger qu’au bout d’un an, voire plus en cas de peau épaisse.

Les résultats de l’intervention persistent « à vie »; puisque l’on agit sur l’architecture ostéo-cartilagineuse du nez qui est remodelée pour obtenir la forme désirée.
Cependant, le vieillissement facial intervient également au niveau du nez, et avec le temps, le forme du nez peut se modifier un peu, comme c’est le cas chez les sujets non opérés..

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Quelles sont les cicatrices d’une rhinoplastie ?


  • Les cicatrices d’une rhinoplastie sont à peine visibles, situées sur la columelle (espace entre les deux narines).
  • Parfois, elles ne sont situées qu’à l’intérieur du nez.
  • Elles peuvent se situent dans le creux situé autour de l’aile du nez dans le cas de chirurgie où les ailes du nez sont épatées.
  • Elles peuvent également se situer derrière une oreille, dans le pli sous le sein, au niveau du thorax, dans le cuir chevelu, lorsque des greffes sont nécessaires en rhinoplastie secondaire.

schema-incision-rhinoplastie cicatrice columelle

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