Plasties abdominales

Qu’est-ce qu’une plastie abdominale ?


Le but d’une telle intervention est d’enlever la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeturée) et de retendre la peau saine périphérique.

  • On y associe généralement dans le même temps le traitement d’une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et le traitement de lésions des muscles abdominaux sous-jacents (diastasis, hernie).
  • Dans les cas où la peau est de bonne qualité, seule une lipoaspiration est nécessaire, éventuellement associée au traitement d’un diastasis musculaire s’il existe.
  • Il existe plusieurs types de déformations abdominales, causées par des grossesses, des variations pondérales importantes, ou par des interventions chirurgicales comme les césariennes.

Ces déformations peuvent toucher les différentes épaisseurs de la paroi abdominale:

  • La peau : elle peut être vergeturée, relâchée, porter des cicatrices disgracieuses, être distendue, ou donner un aspect de peau « qui pend » que l’on appelle tablier abdominal.
  • La graisse : elle peut s’accumuler dans le bas du ventre et autour du nombril, et donner un aspect de petit bedon. Elle peut être diffuse sur tout l’abdomen ainsi que sur les hanches, les cuisses…
  • Les muscles abdominaux : ils sont fréquemment trop écartés et distendus après les grossesses; il n’y a alors plus de paroi musculaire solide pour s’opposer à la pression des organes abdominaux, et le ventre prend un aspect distendu, donnant l’impression d’être continuellement enceinte.

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La consultation


Lors de la première consultation,

  • votre chirurgien a pris connaissance de vos désirs
  • et, après vous avoir examiné, il vous a informé des différentes possibilités adaptées à votre cas (type de plastie abdominale, cicatrices…).
  • Des photographies ont été effectuées afin de pouvoir suivre l’évolution morphologique de votre ventre.

Comment se déroule une plastie abdominale


  • Durée de l’intervention : L’intervention dure en moyenne 60 à 120 minutes.
  • Durée d’hospitalisation : de 1 à 4 jours. L’hospitalisation a lieu le matin de l’intervention à jeun.
  • Type d’anesthésie : L’intervention est pratiquée sous anesthésie générale et nécessite une hospitalisation de 1 à 2 jours.
  • Préparation avant l’intervention : Certains médicaments favorisant le saignement ne devront pas être pris pendant les 10 jours précédent l’intervention (aspirine, anti-inflammatoires, anti-coagulants…). Certains médicaments peuvent être pris avant l’intervention pour atténuer l’œdème et les ecchymoses post-opératoires.
  • Une gaine abdominale de contention devra être achetée et apportée à la clinique pour être mise après l’opération.
  • Un drainage par des redons extériorisés au niveau de la zone pileuse du pubis permet de diminuer les risques d’hématome : ces redons seront retirés le jour de la sortie.
  • Fréquemment il y a une lipoaspiration en début d’intervention, notamment au niveau des hanches.
  • Cependant, la patiente étant en position couchée sur la table d’opération, il n’est pas possible d’aspirer de façon complète les hanches.
  • Il est même fréquent qu’après une plastie abdominale, les hanches apparaissent plus marquées par contraste avec le ventre qui est devenu bien plat !

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Les suites d’une plastie abdominale


  • Il existe généralement des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) du ventre qui disparaissent en quelques semaines.
  • L’intervention n’est pas ou très peu douloureuse, sauf en cas de cure de diastasis des muscles grands droits.
  • Il y a toujours une diminution transitoire de la sensibilité dans la région opérée, prédominant en sous-ombilical. La sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à 12 mois au décours de l’intervention. Ce retour à la normale est généralement précédé par une période d’hypersensibilité, notamment au toucher.
  • Il n’y a pas de fils à retirer, puisque les sutures sont faites avec des fils résorbables enfouis, sauf au niveau du nombril (en cas de cicatrice péri-ombilicale) où les fils seront retirés à 15 jours.
  • Une gaine de contention en tissu élastique doit être portée jour et nuit pendant un mois (un mois et demi en cas de cure de diastasis).
  • Durant cette période, tout sport est interdit, de même que le port de charges lourdes.
  • Des séances de massage cicatriciel avec rééducation abdominale en cas de problème musculaire sont nécessaires un mois après l’intervention.
  • Lorsque l’intervention est prise en charge par l’assurance maladie, un arrêt de travail d’une quinzaine de jours est prescrit.
  • Cependant, la reprise du travail peut être plus précoce pour les métiers ne nécessitant pas d’effort physique et peu fatigants.

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Les risques d’une plastie abdominale


Comme pour toute intervention chirurgicale existe,

  • un risque d’hématome ou d’infections post-opératoires, bien que cela soit très rare, ils nécessitent un traitement adapté (drainage, antibiotiques…)
  • une nécrose cutanée peut très rarement survenir au niveau de la cicatrice inférieure. Elle prolonge la durée de cicatrisation et laisse une cicatrice large qui peut être reprise secondairement.
  • Cette complication est grandement favorisée par le tabagisme. Ainsi, l’arrêt du tabac est recommandé au moins deux mois avant l’intervention.
  • Il n’est pas rare d’observer à partir du 8ème jour postopératoire, la survenue d’un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné, et il guérit en général sans séquelle particulière.
  • Il existe parfois un petit excès cutané aux deux extrémités de la cicatrice (oreille cutanée). Cet excès minime se résorbe généralement dans les mois qui suivent l’intervention, notamment avec les massages. Si ce n’est pas le cas, ils sont enlevés sous anesthésie locale sans occasionner de cicatrice supplémentaire.
  • Les cicatrices peuvent être larges ou hypertrophiques (en relief), de façon imprévisible. Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu’elles sont larges ou des injections de corticoïdes lorsqu’elles sont hypertrophiques.
  • Le risque exceptionnel de phlébite (voire d’embolie pulmonaire) impose des mesures de prévention en post-opératoire : anti-coagulants pendant quelques jours, bas de contention, lever précoce.
  • En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques.
  • Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
  • Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

Les cicatrices d’une plastie abdominale


La localisation des cicatrices dépendra du type de plastie abdominale.

  • Elle sera également adaptée à la ligne de sous vêtements habituels.
  • De façon schématique, la cicatrise sera localisée juste au dessus du pubis, et s’étendra plus ou moins loin de part et d’autre dans les plis de l’aine. Il s’y associe le plus souvent une petite cicatrice autour du nombril.
  • En cas de lipoaspiration abdominale isolée, deux petites cicatrices de 4 mm seront localisées dans les poils pubiens et une autre de 4 mm dans le nombril.
  • Les cicatrices ne doivent pas être exposées au soleil pendant les 6 mois qui suivent l’intervention.

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Après une plastie abdominale


  • La forme définitive du ventre ne peut être jugée qu’après 6 mois et l’aspect final des cicatrices au bout de12 mois.
  • Au-delà de l’amélioration esthétique qui est souvent appréciable, les plasties abdominales apportent en règle générale une amélioration très nette en ce qui concerne le confort.
  • De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique aident la patiente ou le patient dans l’ajustement de leur équilibre pondéral.
  • L’intervention n’empêche nullement une grossesse (même s’il y a eu une cure de diastasis).
  • Cependant, une grossesse après une plastie abdominale risque de détériorer les résultats de l’intervention !
  • Les résultats définitifs sont durables s’il n’y a pas de grossesse après l’intervention, et que le poids reste (relativement) stable.