La médecine esthétique séduit une patientèle plus jeune

La médecine esthétique séduit une clientèle plus jeune

La chirurgie et la médecine esthétique connaissent un véritable engouement depuis quelque temps. Les nouveaux adeptes de ces pratiques se font de plus en plus jeunes avec quelques dérives identifiées.


La chirurgie et la médecine esthétique en pleine croissance

Un engouement mondial pour les actes de chirurgie et médecine esthétique se profile depuis 2020.

Selon l’Imcas (International Master Course on Aging Science), le secteur de la médecine esthétique pèse aujourd’hui 10 milliards d’euros dans le monde, soit deux fois plus qu’il y a 5 ans. Cette filière a d’ailleurs connu une progression de l’ordre de 8,1% sur un an.

La Clinique des Champs-Élysées, spécialiste français de la médecine esthétique, a ouvert sa 6ème clinique à Bordeaux. Habituellement, il fallait 3 mois pour arriver à un rythme de croisière mais le succès a été immédiat avec plus de 80 rendez-vous pris dès le 1er jour d’ouverture.

Cette clinique est loin d’être un cas isolé, mais pourquoi un tel essor pour cette filière ?

Plusieurs raisons à ce succès. La crise sanitaire a, par exemple, été un facteur de succès pour ce secteur.

La crise sanitaire a amené les gens à davantage se regarder et trouver ses défauts à corriger. Depuis juin 2020, les cabinets de chirurgie esthétique ont connu une hausse des demandes d’environ 20%.

Les opérations les plus demandées (botox, lifting, injections dans les lèvres, chirurgies du nez, etc.) sont des opérations dont les cicatrices et les hématomes se dissimulent facilement derrière un masque ou au télétravail.

Le secteur de la beauté s’est également libéré des tabous de la chirurgie esthétique, les patients ne cachent plus avoir recours à des actes de médecine esthétique. Le développement des réseaux sociaux et des selfies amène également les gens à vouloir se rajeunir ou s’embellir.


La patientèle en chirurgie esthétique change

La médecine esthétique séduit de plus en plus les jeunes générations.

Cette pratique a en effet doublé chez les jeunes aux États-Unis, en Australie ou bien encore en Belgique. Si la patientèle compte toujours des femmes d’âge mûr en quête de rajeunissement, les jeunes ne sont pas en reste.

Selon une étude de l’Imcas, depuis 2019, les jeunes âgés de 18 à 34 ans font plus de chirurgie esthétique que les 50-60 ans. Ils arrivent d’ailleurs deuxième du classement après les 35-50 ans.

Les professionnels du milieu le reconnaissent, les personnes qu’ils voient défiler dans leurs cabinets sont plus jeunes qu’auparavant. Tracy Cohen Sayag, directrice de la Clinique des Champs-Élysées, l’évoque, « 60% de nos patients ont moins de 35 ans ».

Des jeunes à la recherche d’une solution pour effacer leurs complexes ou tout simplement pour s’embellir. Les jeunes sont donc bel et bien les nouveaux patients des cabinets d’esthétique. Un phénomène de société qui s’explique notamment par l’avènement des réseaux sociaux.


Une filière qui se structure

Le développement de cette filière s’est donc fait par l’avènement des réseaux sociaux. L’apparence étant, pour certains, synonyme d’existence, le recours à la chirurgie esthétique est aujourd’hui davantage une tendance plutôt qu’une réponse à une réelle obsession pathologique.

Un effet accentué par la crise sanitaire qui a fait grimper l’utilisation des réseaux sociaux. En 2020, 490 millions de nouveaux utilisateurs ont rejoint les réseaux sociaux (soit +13% par rapport à 2019).

Une nouvelle qui peut effrayer quand on sait que les réseaux sociaux transforment parfois l’image que les gens ont d’eux-mêmes. Ils se fient à des normes de la beauté dictées par les filtres présents sur les applications comme Snapchat.

C’est dans ce contexte, tourné vers l’apparence, que le « Snapchat syndrome » est d’ailleurs apparu. Beaucoup de jeunes se prennent en photo, appliquent un filtre et se rendent à un cabinet de médecine esthétique voir un chirurgien en demandant à ressembler à la photo retouchée. Certains viennent même avec la photo d’un influenceur trouvée sur Instagram pour avoir la même bouche, le même nez, etc.

Les stars de la téléréalité et les influenceurs ne cachent pas avoir recours à la chirurgie esthétique. D’autant plus lorsque les cliniques de chirurgie et médecine esthétique travaillent avec eux en leur offrant des soins ou des chirurgies contre de la publicité.

Ces actes médicaux restent toutefois onéreux, des dérives font donc leur apparition. C’est notamment le cas de centaines de comptes Instagram qui ont été créés dans le but de proposer des injections à moitié prix. Les personnes pratiquant ces injections ne sont malheureusement pas médecins et donc ne sont pas formées à ce geste médical. Il s’agit là d’un exercice illégal de la médecine pouvant s’avérer dangereux pour la santé des patients.

Cette filière en pleine croissance requiert un personnel formé. Par exemple, à l’école Silvya Terrade, les étudiant(e)s peuvent suivre des formations en Esthétique (CQP, CAP, Bac PRO, Bachelor) pour étoffer leurs compétences.

S’il existe de nombreux parcours et diplômes pour accéder aux métiers de l’Esthétique, Cosmétique & Parfumerie, ce secteur en plein essor nécessite un personnel formé. L’important est de structurer une filière en développement qui a encore de beaux jours devant elle.


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