Rhinoplastie secondaire

rhinoplastie secondaire

 Qu’est-ce qu’une rhinoplastie secondaire ?


Voir les photos avant / après de rhinoplastie

 Les rhinoplasties sont les opérations les plus complexes en chirurgie esthétique (technicité de l’acte, difficulté de contrôler parfaitement l’évolution du nez dans le temps…)
La première rhinoplastie devrait donc idéalement être la dernière…

Les rhinoplasties secondaires sont encore plus compliquées…

car il s’agit de reconstruire ou de réparer un nez qui a été déjà opéré. Il est parfois impossible de savoir dans quel état sont les structures osseuses et surtout cartilagineuses sous la peau, et la dissection peut être extrêmement difficile.

  • La peau et les tissus sous cutanés du nez peuvent avoir été abîmés, fragilisés ou indurés.
  • Les cartilages sont souvent affaiblis ou altérés, déformés, déviés.
  • Les os peuvent avoir été enfoncés, trop rapprochés ou pas assez, ou de façon asymétrique.
  • Les structures impliquées dans la respiration nasale peuvent avoir été endommagées.

Enfin, psychologiquement, les patients ne sont plus dans les mêmes conditions que pour une première opération, et un manque de confiance, un excès d’information, ou une attente exagérée peuvent rendre difficile une nouvelle opération.

Les rhinoplasties secondaires représentent encore 50% de l’activité du Dr Gerbault…

Il s’agit de ré-opérations destinées à corriger l’aspect « raté » à la suite d’une ou de plusieurs rhinoplasties, à corriger des difficultés respiratoires consécutives à une rhinoplastie. Cette chirurgie esthétique ou fonctionnelle du nez est presque toujours beaucoup plus délicate et complexe qu’une première rhinoplastie à Paris, et nécessite d’avoir recours à un chirurgien expert en rhinoplasties secondaires.

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Pourquoi avoir recours à une rhinoplastie secondaire ?


Les défauts les plus fréquents justifiant une rhinoplastie secondaire :

  • Des résections des os trop importantes (nez trop creusés) ou pas assez (bosse persistante, nez trop large…). Les os ont parfois cassé à des endroits qui n’étaient pas souhaités sauf si le procédé de Rhinoplastie Ultrasonique est utilisé.
  • Des résections des cartilages trop importantes (nez trop étroit, pointe pincée, aspect en bec de corbin, rétraction des ailes du nez….) ou pas assez (pointe trop large ou trop proéminente, visibilité de l’intérieur des narines…)
  • Des asymétries du nez. Elles peuvent être liées à des gestes faits de façon asymétrique, à une déviation de la cloison mal corrigée, à des asymétries préexistantes non prise en compte…
  • Des creux visibles et/ou palpables des os ou des cartilages
  • Une dysharmonie entre certaines parties du nez, ou entre le nez et le reste du visage

Ces défauts peuvent donner un aspect de nez trop petit, trop raccourci, trop remonté, trop long avec une pointe de nez tombante, nez tordu….

  • Qu’ils soient légers ou plus importants, ces défauts sont toujours visibles et nécessitent une rhinoplastie secondaire au bloc opératoire sous anesthésie générale.
  • Dans le cas de défauts marqués, des greffes doivent être prélevées, soit dans le nez, soit au niveau des oreilles, soit sur une côte, parfois également sous le cuir chevelu.
  • Le recours à des greffes n’est pas grave en tant que tel, mais nécessite une très grande expertise pour que le résultat final soit le plus naturel possible, sur l’immédiat et le long terme.
  • Ces opérations sont souvent longues, habituellement de l’ordre de 3 heures, et peuvent parfois durer jusqu’à 5 heures dans les cas le plus complexes.

Le type de peau du nez (fine, épaisse, mixte) a une influence essentielle sur les techniques à utiliser :

  • les peaux très fines nécessitent des techniques ultra précises sous peine de voir des irrégularités apparaître immédiatement ou avec le temps. Il est préférable d’utiliser un camouflage préventif dans ces cas-là, en utilisant un tissu d’interface entre les os et cartilages modifiés et la peau. Pour la partie osseuse du nez, l’apport de la rhinosculpture ultrasonique est essentiel: cette technique permet de polir les os plutôt que de les casser, évitant ainsi toute irrégularité visible ou palpable, ce qui est très souvent le cas avec les techniques classiques.
  • à l’inverse, les peaux très épaisses nécessitent des techniques structurelles qui ne vont pas affaiblir les structures de soutient (notamment cartilagineuses), voire même les renforcer, sous peine sinon de se retrouver avec un nez encore plus large, une pointe trop ronde, un nez sans reliefs…

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Quelles sont les étapes pour faire une rhinoplastie secondaire ?


1/ La consultation

La consultation en matière de rhinoplastie secondaire est globalement la même que pour une rhinoplastie primaire, mais avec certaines particularités.

  • Il est conseillé de venir avec le maximum de photos de votre visage, sous différentes vues, avant opération, entre les opérations s’il y a eu plusieurs rhinoplasties. Ces photos sont très importantes pour évaluer comment le nez était initialement et à chaque étape.
  • De venir avec les compte rendus opératoires des rhinoplasties précédentes: ces documents décrivent ce que le chirurgien a fait lors de chaque opération.
  • De venir avec tous les examens qui ont pu être réalisés avant ou entre les rhinoplasties: scanner des fosses nasales, rhinomanométrie…
  • L’examen de la respiration nasale est essentiel: analyse globale, évaluation des différentes valves nasales, observation de la cloison nasale, des cornets.
  • L’auscultation du nez pour analyser la localisation d’anciennes fractures, de creux, d’irrégularités osseuses/cartilagineuses, évaluer la force des cartilages restants, du soutient de la pointe.

Deux facteurs peuvent interférer sur l’évaluation et le traitement des différents problèmes lors d’une rhinoplastie secondaire:

– Un premier facteur essentiel est la notion d’injections réalisées après l’opération. Deux types d’injections peuvent avoir été pratiquées et il est fondamental d’en avertir le chirurgien:

  • de l’acide hyaluronique (AH), pour camoufler défauts ou zones trop diminuées. L’AH gênera la perception des défauts, il est préférable de le dissoudre avant d’opérer.
  • des corticoïdes, pour diminuer le gonflement post-opératoire, peuvent créer un affinement exagéré des tissus, des telangiectasies (rougeurs) persistantes sur la peau…

– Le deuxième facteur essentiel est celui du tabagisme, qui peut créer de graves problèmes de cicatrisation lors de la rhinoplastie secondaire. Il faut impérativement arrêter de fumer au moins 6 semaines avant toute rhinoplastie secondaire.

 

2/ L’intervention

Les rhinoplasties secondaires doivent être préparées aussi méticuleusement que les rhinoplasties primaires, mais il est essentiel de prévenir les patients que l’on peut être confronté à différents facteurs impossibles à prévoir auparavant (même avec un bilan radiologique et les compte rendus opératoires, qui peuvent parfois diverger de la réalité), par exemple:

  • Des cartilages qui ont été sévèrement endommagés
  • Des zones du nez qui ont été excessivement réduites et corrigées partiellement par mise en place de greffes
  • Des corps étrangers mis dans le nez pour camoufler ou cacher des défauts
  • Une cloison nasale qui a été coupée en son sein, diminuant ainsi sa fonction de soutient…

Ainsi, il faut pouvoir adapter la stratégie opératoire aux éventuelles surprises opératoires : prélèvement de greffon éventuellement nécessaire pris sur l’oreille, la côte, le cuir chevelu… En effet, il est quasi systématiquement nécessaire de rebâtir la structure du nez.

En définitive, les rhinoplasties secondaires sont des opérations particulièrement complexes, délicates, qui doivent être pratiquées par des chirurgiens aguerris à ce type de chirurgie pour maximiser les chances de réussite.

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3/ Les suites de l’intervention

  • L’œdème est habituellement plus prolongé après une rhinoplastie secondaire, rendant plus tardive l’évaluation du résultat final.
  • Il est fréquent que la gêne respiratoire soit plus prolongée. Toutefois, bien effectuée l’intervention doit permettre de voir très vite une nette amélioration.
  • Les rendez vous post-opératoires et les consignes sont sensiblement les mêmes que pour une rhinoplastie primaire.
  • Dans les cas de rhinoplastie secondaire très complexes, il faut savoir que la nécessité de retouche complémentaire n’est pas rare.
  • Des risques d’infection possibles, un peu plus fréquents que pour une rhinoplastie primaire, même si cela est très rare.
  • Des risques de souffrance cutanée qui peuvent exister après une ou plusieurs rhinoplasties quand la peau du nez a été beaucoup travaillée, surtout chez des fumeurs. C’est pour cela que l’arrêt du tabac est impératif dans les 6-8 semaines avant une rhinoplastie secondaire.
  • Des risques de cicatrice imparfaite, surtout s’il faut repasser sur une cicatrice préalablement faite.

En conclusion, les rhinoplasties secondaires sont toujours des interventions techniquement et parfois psychologiquement complexes,  qui donnent généralement de très bons résultats lorsqu’elles sont effectuées par des spécialistes en rhinoplastie qui connaissent parfaitement tous les aspects esthétiques et fonctionnels des rhinoplasties.

 

Quelles sont les cicatrices d’une rhinoplastie secondaire ?


  • Les cicatrices d’une rhinoplastie sont à peine visibles, situées sur la columelle (espace entre les deux narines).
  • Parfois, elles ne sont situées qu’à l’intérieur du nez.
  • Elles peuvent se situent dans le creux situé autour de l’aile du nez dans le cas de chirurgie où les ailes du nez sont épatées.
  • Elles peuvent également se situer derrière une oreille, dans le pli sous le sein, au niveau du thorax, dans le cuir chevelu, lorsque des greffes sont nécessaires en rhinoplastie secondaire.

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Ces différents défauts sont détaillés en image dans la partie des cas cliniques consacrés aux rhinoplasties secondaires.

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